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25
avr-2014

Congo Brazzaville – Mboté!

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Après la terre rouge de Ouagadougou, cap sur Brazza la verte !

Nous avions décidé d’aller au Congo Brazzaville l’été dernier, à Avignon, suite à notre rencontre avec le Chorégraphe DeLaVallet Bidiefono (Compagnie Baninga) dont nous avions vu la dernière création au cloître des carmes « Au delà ». Tout s’était décidé à 2h du matin, après plusieurs bières partagées et après qu’il nous ait longuement parlé de son projet de construire le 1er lieu indépendant dédié à la création artistique au Congo Brazzaville.

1er Mars 2014, nous voici donc à au Congo Brazzaville pour 1 mois!

A la sortie de l’aéroport Maya Maya, les amis de la compagnie Baninga nous accueillent. Le taxi de Fiston nous conduit chez Ella pour le verre de bonne arrivée. Chez Ella c’est un peu le QG de la compagnie, un bar artistique « comme il en existe peu ici ». Ella est aussi danseuse dans la compagnie Baninga. Nous l’avions croisée à Avignon l’été dernier.  DeLaVallet, Destin et les autres nous y rejoignent. Pour imaginer le décor, des œuvres à tous les murs, un fond musical et la N’Gok (« crocodile », la bière locale).  On fini notre verre et on file « Chez Gladys », 2ème QG des artistes. Un bar à concerts ou nous passerons nos vendredi et samedi à écouter les artistes de Brazzaville et à danser.

Epuisés nous prenons la route de Kombé, à 17 km de Brazzaville. C’est là que vivent les frères Bidiefono. Nous nous endormons sur la route et le chant des crapauds buffles nous réveil.

On passe de la petite saison sèche burkinabé à la petite saison des pluies congolaise. Des marres d’eau couvrent les chemins de terre.

Nous discuterons demain du projet.

Au réveil, nous découvrons le lieu, le jardin vert et fleuri, les bananiers et surtout, la structure métallique déjà débutée, 1ère pierre de ce qui deviendra le lieu de création de DeLaVallet Bidiefono.

Nous nous installons sous la paillotte pour discuter. DeLaVallet a beaucoup de rêves pour ce lieu, il souhaite accueillir les artistes congolais et pouvoir les aider dans leurs créations, que l’accueil en résidence soit gratuit pour les artistes, pouvoir également ouvrir le lieu à d’autres artistes du monde, imaginer une programmation… Les idées fusent ! On échange, on fait des plans, on imagine et on se met à rêver au lieu.

Le dimanche nous nous reposons et nous rêvassons sur les bords du fleuve congo. On mange les poissons fraichement péchés avec le Saka Saka (genre d’épinards avec de la pâte d’arachide – miam !)

Le lendemain nous partons pour le marché Total acheter les fournitures pour débuter la construction du lieu. Ca débat sévère sur les prix et Hafid devient expert à l’art de la négociation.

Les Courageux, collectif de scénographes congolais, nous on rejoint et nous accompagnerons dans la construction du lieu en apportant leur aide précieuse.

Le chantier commence ! Il y a aussi les soudeurs du quartier, ils seront rejoints un peu plus tard par les maçons. L’équipe varie entre 10 et 15 personnes. On échange, on rigole mais surtout on travail pour que le lieu se construise.

Hafid coordonne et s’implique sur le chantier pour que le travail avance. Tina commence à rédiger des dossiers pour présenter le lieu, elle interview les artistes de Brazzaville afin de connaître leurs avis sur le projet de l’Espace Baning’Art. Les avis sont très unanimes et soulignent le manque de lieux dédiés à la création à Brazzaville. En effet, il y a seulement l’Institut Français et le Centre Culturel Sony Labou Tansi. Deux lieux qui ont leur importance dans le développement des arts mais qui ne peuvent pas répondre aux besoins de tous les artistes.

Les artistes et acteurs du milieu culturel approuvent la démarche. Mais les financements manquent. Pour l’instant les apports proviennent de la compagnie Baninga. Tina débute une campagne de financement participatif (via la plateforme Proarti). On réfléchit à d’autres moyens de financer ce projet mais pour l’instant il y a peu de pistes dans l’échéance courte qui nous est donnée.

Le week-end on se repose, on en profite pour se balader dans Brazzaville, on échange, on déguste le poisson salé, les bouillons, on teste même le singe et l’antilope.

Petit à petit le lieu se construit malgré des interruptions cyclique à cause de la pluie ou, parfois, des coupures d’électricité.

On fête les 30 ans d’Hafid au milieu du chantier autour d’un bon Tajine ! Il a été gâté : des safous, des poissons de fleuve, des litchis…

Le chantier se poursuit. Nous nous fixons pour objectif de finaliser le toit et le plateau avant notre retour en France, quitte à imaginer une 2ème étape de travail l’année prochaine. Le lieu doit être opérationnel à notre départ!

Le week-end nous partons pour Mati, une pause au calme bien méritée et très reposante. On profite de la rivière, des balades au milieu des plantations de manioc. Les moustiques nous attaquent et laisseront un petit palu souvenir à Tina mais pas de quoi regretter ce bon moment ! On rencontre aussi des araignées sympathiques (mais de loin seulement !)

Le voyage touche à sa fin, nous retournons en France pour 10 jours du 1er au 10 avril afin de faire les visas pour l’Inde, profiter des amis et de la famille avant de repartir. Nous reviendrons surement au Congo Brazzaville en 2015 pour une 2ème étape de travail. En attendant, à notre départ, les artistes pourront commencer à répéter sur le plateau, à l’abris de la pluie ! Objectif atteint pour Globe Trot’Art et l’Espace Baning’Art! C’est aussi une collaboration qui débute!

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